Les règles qui varient d'une table à l'autre
Le nombre de jeux
Le blackjack se joue avec un seul jeu de 52 cartes ou avec un sabot de deux, six ou huit jeux. Plus il y a de jeux, plus l'avantage de la maison augmente légèrement, et plus le comptage des cartes devient difficile. La grande majorité des casinos utilisent aujourd'hui six ou huit jeux. La table GNZ en utilise six, remélangés quand il reste moins d'un quart du sabot.
Le croupier tire ou reste sur 17 souple
Un « 17 souple » est un 17 qui contient un As compté 11, par exemple As + 6. Certaines tables obligent le croupier à tirer sur ce total (on note souvent « H17 », de l'anglais hit), d'autres le font rester (« S17 », stand). Quand le croupier tire sur 17 souple, il améliore plus souvent sa main : l'avantage de la maison augmente d'environ 0,2 point. La règle est en général écrite sur le tapis. À la table GNZ, le croupier reste sur tous les 17.
Le paiement du blackjack : 3 pour 2 ou 6 pour 5
Traditionnellement, le blackjack est payé 3 pour 2 : 150 de gain pour 100 misés. Certaines tables ne le paient que 6 pour 5 : 120 de gain pour 100 misés. La différence paraît faible, mais le blackjack revient environ une main sur 21 : sur la durée, cette seule règle augmente l'avantage de la maison d'environ 1,4 point, soit plus que toutes les autres réunies. C'est la règle à vérifier en premier. La table GNZ paie 3 pour 2.
Le doublement
Le plus souvent, on peut doubler sur n'importe quelles deux premières cartes. Certaines tables le limitent aux totaux de 9, 10 ou 11, voire de 10 et 11 seulement, ce qui empêche par exemple de doubler une main souple comme As + 6 contre un 5. Autre option importante : le doublement après une séparation, qui permet de doubler une main issue d'un split. La table GNZ autorise le doublement sur toutes les deux premières cartes, y compris après une séparation.
La séparation (split)
Les variations portent sur le nombre de séparations (une seule, ou jusqu'à trois ou quatre mains), sur les As (souvent une seule carte par As séparé, parfois la possibilité de les re-séparer) et sur les cartes acceptées (deux cartes de même valeur, comme Roi et Dame, ou seulement deux cartes identiques). Sur la table GNZ : une séparation par main, sur deux cartes de même valeur, et une seule carte par As séparé.
L'abandon (surrender)
Certaines tables permettent d'abandonner sa main juste après la distribution et de récupérer la moitié de sa mise. Dans la version la plus courante, l'abandon n'est possible qu'après que le croupier a vérifié qu'il n'avait pas de blackjack. Bien utilisée (par exemple avec 16 contre un 10), cette option est légèrement favorable au joueur. Elle n'existe pas à la table GNZ.
La carte cachée : à l'américaine ou à l'européenne
À l'américaine, le croupier reçoit sa deuxième carte face cachée dès le début et vérifie tout de suite s'il a un blackjack quand il montre un As ou un 10 : si c'est le cas, la manche s'arrête et vous ne perdez que votre mise de départ. Dans de nombreux casinos européens, le croupier ne prend sa deuxième carte qu'après les joueurs ; s'il obtient un blackjack, les mises ajoutées en doublant ou en séparant peuvent aussi être perdues, selon les établissements. C'est pourquoi la stratégie conseille parfois de doubler un peu moins face à un 10 ou un As dans cette version. La table GNZ applique la vérification à l'américaine.
L'« even money »
Quand vous avez un blackjack et que le croupier montre un As, certains croupiers proposent l'« even money » : être payé 1 pour 1 immédiatement plutôt que de risquer une égalité. C'est exactement la même chose que prendre l'assurance avec un blackjack en main, et c'est donc, en moyenne, un mauvais choix (voir les probabilités du blackjack).
Les jeux dérivés du blackjack
À partir des règles classiques, les casinos ont inventé de nombreuses variantes. Les règles exactes changent selon les établissements ; voici l'idée générale des plus connues.
- Spanish 21 : on retire les 10 (mais pas les figures) des jeux, ce qui défavorise le joueur, compensé par des règles très souples (abandon, doublement plus libre) et des bonus pour certains 21.
- Blackjack Switch : le joueur joue deux mains et peut échanger leurs deuxièmes cartes. En contrepartie, le blackjack est souvent payé 1 pour 1 et un 22 du croupier fait égalité au lieu de perdre.
- Double Exposure : les deux cartes du croupier sont visibles, un énorme avantage compensé par un blackjack payé 1 pour 1 et des égalités qui profitent à la banque.
- Free Bet Blackjack : certains doublements et séparations sont « offerts » par la maison, en échange d'un 22 du croupier qui fait égalité.
- Pontoon : une cousine britannique du blackjack, avec son propre vocabulaire (« twist » pour tirer, « stick » pour rester) et une hiérarchie de mains un peu différente.
Ces variantes partagent un point commun : chaque avantage offert au joueur est compensé ailleurs. Il faut lire les règles complètes avant de juger une table.
La table GNZ en résumé
| Règle | Table GNZ | Effet pour le joueur |
|---|---|---|
| Nombre de jeux | 6 | standard |
| 17 souple | le croupier reste | favorable |
| Blackjack | payé 3 pour 2 | favorable |
| Doublement | sur toutes les deux premières cartes, aussi après séparation | favorable |
| Séparation | une fois ; une seule carte par As | standard |
| Abandon | non | légèrement défavorable |
| Carte cachée | vérification du blackjack à l'américaine | favorable |
Ce sont des règles classiques et plutôt généreuses : idéales pour apprendre la stratégie de base expliquée dans notre page Règles du blackjack.